
Chris Boïcos Fine Arts a le grand plaisir de présenter la première exposition
du sculpteur italien Ettore Greco et de l’artiste génois Nicola Villa en région en France.

Ettore Greco est né à Padoue en 1969. Il a étudié la sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Venise ou il est aujourd’hui professeur de sculpture. Découvert par la critique et le public lors de sa première exposition personnelle à la scoletta de la cathédrale de Padoue en 1984 il enchaine avec nombreuses expositions à Milan, Bologne, Florence, Ferrare, Asiago et Paris où il expose à l’Espace Cardin et gagne le grand prix pour la sculpture au Salon des Grands et Jeunes d’Aujourd’hui en 2001.
L’œuvre de Greco appartient à une longue tradition de la sculpture européenne qui est celle des sculpteurs modeleurs. Elle apporte à cette tradition une contribution d’une surprenante vitalité et une urgence romantique qu’on croyait perdue dans les débris des la sculpture contemporaine dominée par les assemblages d’objets trouvés et les installations conceptuelles.
Née de la manipulation énergique de la glaise, la sculpture de Greco trouve ses racines dans l’œuvre du premier grand modeleur de la Renaissance, Donatello dont les sculptures sont très présentes à Padoue. Dans une conférence livrée au musée Rodin en mai 2009, Greco souligna l’importance de la couleur, des ombres et de la lumière dans la conception de ses sculptures. Ce sont des qualités qu’il attribue à ses origines vénitiennes, pays ou la lumière et la couleur, surtout le rouge, dominent la tradition picturale.
Son maître parmi les sculpteurs français est naturellement Auguste Rodin. Le mouvement vigoureux des corps, les torsions extrêmes des membres, la manipulation expressive de l’anatomie et la virilité romantique des personnages, sont inspirés des œuvres du grand fondateur de la sculpture moderne en France. L’influence de la sculpture française est néanmoins bien enracinée aussi en Italie où on la retrouve dans l’œuvre de Medardo Rosso et d’Adolfo Wildt au 19ème siècle et dans les styles romantiques de Arturo Martini et Marino Marini au 20ème. C’est à cette lignée symboliste et romantique italienne, souvent méconnue en France, qu’appartient l’œuvre de Greco.
Le portrait représente une autre facette importante de son œuvre. Les têtes féminines sont empreintes d’une douceur tranquille souvent absente dans les sujets masculins plus tourmentés, et qui rappelle l’idéalisation rêveuse du maître de la Renaissance Francesco Laurana. Sa dernière commande publique est un magnifique monument imprégné de tragédie contenue et dédié à la mémoire de Aldo Moro, le grand homme politique italien assassiné par les Brigades Rouges dans les années 70. Le bronze, la terre cuite patinée et le plâtre sont les trois techniques représentées dans l’exposition démontrant toute la diversité et la richesse exceptionnelle de l’œuvre de Greco, un des meilleurs espoirs de la jeune sculpture italienne.
Nicola Villa est né en 1976, à Lecco en Lombardie. Diplômé d’architecture du Politecnico de Milan en 2004, mais décide, même avant l’obtention de son diplôme, de poursuivre sa véritable passion pour une carrière artistique :
“Je suis un architecte. Pourtant je ne dessine pas des villes, des maisons ou des objets. Mes techniques sont la peinture, la photo, la vidéo ; mon œuvre se focalise sur les gens et les espaces qu’ils habitent dans un langage qui se place entre le récit et le documentaire. Mon approche est à mi-chemin entre l’observation objective et l’impression sensorielle.”

Dès le début de sa carrière il participa à nombreuses compétions artistiques nationales italiennes, remportant des prix come le prix Morlotti d’Imbersago et le prix Carlo Dalla Zorza à la galerie Ponte Rosso de Milan. Il continue avec une première exposition personnelle en 2001 à la galerie Mosaico de Chiasso avec un catalogue écrit par Giorgio Seveso. En 2007 il est artiste résident au Harlem Studio de New York et participe à l’exposition « The Pioneers » organisée par Raffaele Bedarida dont il obtient le Premio Celeste pour la peinture. Dans les années 2000 il expose ses œuvres graphiques au Salon des Estampes à Paris, sous l’égide de la Galleria Bellinzona de Milan. En 2009 une édition de ses estampes rejoint les collections de la BDIC (Bibliotheque de documentation contemporaine international-musée d’histoire contemporaine) à Paris.
En 2011 il est invité avec d’autres artistes contemporains reconnus* à créer une série d’illustrations pour le nouvel Évangile ambrosien, une commande du Cardinal Dionigi Tettamanzi destiné à la cathédrale de Milan. Ce sont les estampes de cet évangile historique qui seront présentées à la galerie des Mignons en avril 2024.
En 2016 la Galleria Bellinzona de Milan présente une importante rétrospective de l’œuvre graphique de Nicola Villa - Opera Grafica, 1996-2016 - sous le commissariat de Michele Tavola, conservateur des collections modernes de la Galerie de l’Accademia de Venise.
Aujourd’hui Nicola vit et travaille à Gènes en Ligurie. Ses œuvres ont été exposées depuis 2001 dans un grand nombre d’institutions et de galeries en Italie, en France, en Grèce, en Allemagne ainsi qu’aux USA.
*Giovanni Chiaramonte, Nicola De Maria, Mimmo Paladino, Nicola Samori, Ettore Spalletti
